L’Anjou notre pays

L’Anjou, territoire sans frontières naturelles bien précises, s’étendait, sous l’Ancien régime, sur sept départements actuels : la Mayenne, la Sarthe, l’Indre-et-Loire, la Vienne, les Deux-Sèvres, la Loire- Atlantique et le Maine-et-Loire.

Cette entité a malheureusement été mise à mal par les révolutionnaires qui en créant les départements ont fait disparaître les anciennes provinces qui comme le duché d’Anjou, ont été rattachées au royaume de France en 1482.

L’histoire de l’Anjou, c’est la figure de Robert d’Arbrissel qui fonda l’abbaye de Fontevraud en 1101.
L’Anjou, dynastie des Plantagenêts au 12ème siècle, a laissé derrière elle une architecture si particulière, transition entre l’art roman et l’architecture gothique, a laissé derrière elle des édifices religieux célèbres. Les Plantagenêts prospéreront hors des limites de l’Anjou, en Normandie, en Angleterre, dans les Flandres, en Espagne et au Portugal.

Outre l’histoire, notre Province a laissé de grands noms d’écrivains, d’intellectuels, de scientifiques et d’artistes : Joachim du Bellay, Jean Bodin, Gilles Ménage, David d’Angers, Joseph-Louis Proust, Michel-Eugène Chevreul, David d’Angers, Jules Lenepveu, René Bazin, Julien Gracq et Hervé Bazin.

En 1875, Monseigneur Freppel crée l’Université Catholique à Angers. A cette occasion, il parle d’Angers comme l’Athènes de l’ouest, évoquant le dynamisme intellectuel à Angers au 19ème siècle.
René Bazin, écrivain aujourd’hui méconnu célèbre l’Anjou dans son ouvrage paru en 1926, Paysages et Pays d’Anjou. Il dit notamment que « toute son unité lui vient de son histoire ».
Georges Clemenceau ajoute que « c’est ici que la France est profondément France ».

L’Anjou c’est un terroir, des paysages de bocages et de plaines, la pierre de tuffeau si magique lorsque le soleil et la Loire apportent tant de romantisme aux villages ligériens.

Notre territoire est célèbre également pour ses vins blancs liquoreux et ses vins effervescents, pour son arboriculture, son horticulture..

Enfin, l’Anjou et son or bleu, a fait vivre pendant plusieurs siècles des familles d’ardoisiers.

Aujourd’hui, l’exploitation de l’ardoise a disparu mais il ne faut pas oublier que tous les monuments historiques Français ont été recouverts d’ardoises de Trélazé.

Pour finir cette présentation, laissons Joachim du Bellay nous chanter son Anjou :

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aieux
Que des palais romains le front audacieux
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin
Et plus que l’air marin la douceur angevine

Nicolas Delatreille

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